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Comment économiser l’eau ?

A la maison

  • Installer des dispositifs hydroéconomes (sac wc, mousseurs…)
  • Réutiliser l’eau de lavage des légumes pour l’arrosage des plantes ou pour les wc
  • Installer des toilettes sèches
  • Récupérer l’eau de pluie des toitures
  • Prendre une douche plutôt qu’un bain
  • Fermer le robinet sous la douche, en se lavant les mains ou en se lavant les dents
  • En période de sécheresse limiter son usage de l’eau aux usages essentiels (arrêter l’arrosage de la pelouse, lavage de la voiture, des murs, portails…) en suivant les arrêtés sécheresses.
Icône information
Le SAGE a produit une plaquette des éco-gestes : téléchargez-la ici !
dispositif hydroéconome : mousseurs et sac pour wc
Contenu d’un dispositif hydroéconome distribué par le Département de la Drôme en 2025 (Claire Matras, Département de la Drôme)

Au niveau des réseaux

  • Traquer les fuites
  • Améliorer les rendements des réseaux
  • Reporter les prélèvements dans des ressources moins contraintes

Au niveau des industries

  • Favoriser la réutilisation des eaux de process quand c’est possible,
  • Améliorer les process pour limiter la consommation d’eau

Au niveau des installations touristiques

  • Sensibiliser les visiteurs au manque d’eau sur le territoire, et utiliser des techniques incitatives (stickers pour utiliser la chasse d’eau moins gourmande en eau par exemple).
  • Installer des dispositifs hydro-économes
  • Récupérer et recycler les eaux de pluie
  • Limiter la rotation du linge. Dans les hébergements touristiques, le lavage du linge consomme vite beaucoup d’eau. Les lessives peuvent être limitées en laissant moins de linge à disposition du client, et en proposant du linge supplémentaire à la demande.
  • Installer des toilettes sèches

Au niveau de la parcelle agricole

  • Améliorer son matériel d’irrigation. Localiser l’irrigation là où la plante absorbe l’eau permet de limiter les pertes par évaporation, voire par ruissellement. Par exemple, passer de l’aspersion au goutte à goutte permettrait de réduire de 20% les prélèvements d’eau. Passer des enrouleurs aux pivots ou à des rampes frontales permettrait de réduire les prélèvements en eau de 15%.
  • Installer des compteurs connectés afin de mieux maîtriser son irrigation et de détecter les fuites au plus vite.
  • Piloter l’irrigation. Les sondes tensiométriques / capacitives suivent en temps réel la quantité d’eau dans les sols à travers une application mobile associée. Ces outils d’aide à la décision permettent de déclencher les irrigations au moment opportun, et permettraient une économie d’eau de 20%.
  • Travailler le sol de manière allégée et favoriser les couverts. Limiter le travail du sol permet la préservation de ses caractéristiques et de la vie qu’il abrite. Le stockage de l’eau y est favorisé.

Au niveau de l’exploitation agricole

  • Produire sous ombrage ou sous abri, et intégrer l’arbre dans son exploitation agricole pour limiter l’asséchement des sols et améliorer le confort thermique des animaux.
  • Améliorer la conception des bâtiments d’élevage. Sur le territoire du SAGE, de nombreux bâtiments d’élevage ont recours à l’aspersion pour tempérer l’atmosphère intérieure. L’objectif est d’améliorer le confort des animaux, voire limiter la mortalité en période de canicule.
  • Diversifier ses productions pour limiter les impacts de la perte de production.
  • Favoriser les prairies naturelles adaptées au changement climatique
  • Adapter les calendriers de production. Il est possible d’adapter les cycles de cultures afin d’éviter les périodes de sécheresse. C’est déjà une solution qui se pratique sur le territoire du SAGE, et qui permet au monde agricole de limiter l’irrigation en période d’étiage. La culture du maïs est par exemple en forte diminution sur tout le département de la Drôme.
  • Réutiliser ses eaux grises et créer des aménagements permettant de retenir l’eau de pluie sur toute la surface de l’exploitation agricole.

Au niveau des collectivités territoriales et des infrastructures publiques

On entend par “infrastructures publiques” les aménagements gérés par des collectivités territoriales comme les stades, les espaces verts, les piscines municipales, les cuisines de la restauration collective… Les économies d’eau sont aussi possibles au niveau de ces infrastructures :

  • Concevoir ses espaces verts en sec afin de limiter l’arrosage
  • Installer des dispositifs hydroéconomes dans les bâtiments publics
  • Traquer les fuites
  • Pratiquer les éco-gestes dans les cuisines collectives, comme le nettoyage vapeur, qui est aussi bénéfique pour la qualité de l’eau et la santé des agents qui utilisent ainsi moins de produits chimiques, ou encore la cuisson basse température au four plutôt que par immersion, la réutilisation des eaux de cuisson pour du prélavage, pour dégraisser les plats.
Fontaine et espaces verts à Valence
Fontaine et espaces verts à Valence

Au niveau des filières agricoles

blé
Le blé n’est pas irrigué en été. Certaines céréales anciennes sont aussi plus robustes face aux aléas climatiques.

Promouvoir les cultures peu gourmandes en eau dans les systèmes de cultures. Actuellement, les intercommunalités travaillent à la recherche de débouchés pour de nouvelles filières « en sec » sur le territoire, telle que la culture du pois chiche, des lentilles. Le développement de ces nouvelles cultures implique avant tout un changement radical de notre alimentation, mais aussi la création de toute la chaine de transformation. Sans modifier totalement les cultures en place sur un territoire, le choix des variétés peut jouer sur l’irrigation. Il existe en effet des variétés d’une même espèce qui nécessitent moins d’eau, ou dont le calendrier d’arrosage est décalé par rapport à la période d’étiage particulièrement sensible.

Mettre en valeur les systèmes d’élevage extensif. Ces systèmes d’élevage sont particulièrement adaptés au changement climatique, mais il est malgré tout nécessaire de repenser la gestion de la ressource alimentaire du cheptel.

Favoriser la consommation locale pour limiter les exports d’eau.

Au niveau d’un bassin versant, retenir l’eau dans les sols

Chaque type de sol a une capacité à retenir l’eau qui lui est propre. Elle dépend de sa nature (sable, argile, marne…), de son taux de matière organique particulièrement, mais aussi de sa profondeur, des racines, du tassement… Favoriser la rétention d’eau dans les sols, c’est améliorer les critères qui permettent à l’eau de s’infiltrer dans le sol et d’y rester :

  • en augmentant la matière organique,
  • en développant les systèmes racinaires,
  • en limitant le tassement
  • en développant à la surface du sol des infrastructures qui permettent de ralentir les eaux de ruissellement (fossés / rainures perpendiculaires à la pente, mares, haies)

Un sol capable d’infiltrer l’eau et de la retenir est un sol qui nécessite moins d’apport d’eau par irrigation.