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Qualité de l’eau

filet d'eau à une fontaine
Pour une eau de qualité au robinet !

Pour les eaux de surface, comme les cours d’eau, on mesure la qualité selon deux volets

  • l’état chimique, évalué en dosant certaines substances sous surveillance comme les pesticides, les métaux lourds, les hydrocarbures, les PCB (polychlorobiphényles) dans les peintures, encres…
  • l’état écologique, évalué selon la structure et le fonctionnement des écosystèmes aquatiques associés à cette masse d’eau.

Quand l’état chimique et l’état écologique d’un cours d’eau sont « bons », le cours d’eau est alors jugé en bon état.

La qualité des eaux de surface du SAGE est mesurée sur 81 stations de divers réseaux de suivi (Agence de l’eau, observatoire du Département de la Drôme, études réalisées dans le cadre de contrats de rivière). Les différentes campagnes de mesure montrent que les cours d’eau du SAGE sont impactés par les activités humaines. En 2019, l’état écologique des cours d’eau est principalement moyen, et la Barberolle est dans un état médiocre : les cours d’eau du SAGE ont subi des dégradations depuis quelques années, puisqu’à l’élaboration du SAGE les cours d’eau étaient pour moitié dans un bon état. La qualité chimique des eaux de surface est globalement bonne sur le territoire du SAGE.

Pour les eaux souterraines, la qualité est évaluée selon son état quantitatif et son état chimique

L’eau souterraine est en bon état lorsque son état quantitatif et son état chimique sont tous les deux bons.

Sur le SAGE, les alluvions présentent un état chimique médiocre, à l’exception des alluvions de l’Isère aval de Grenoble (FRDG313) et celles du Rhône du confluent de l’Isère au défilé de Donzère (FRDG 381). Pour la molasse, l’état qualitatif apparaît moins dégradé, bien qu’une diminution progressive de la qualité de l’eau soit actuellement constatée. La molasse située dans le secteur de la plaine de Valence est beaucoup plus impactée que celle située dans celui des collines molassiques.

Les exigences de qualité de l’eau diffèrent selon les usages

C’est le Ministère en charge de la santé qui est responsable de la définition des critères de qualité pour les différents usages comme les usages domestiques, préparation de denrées alimentaires, loisirs et baignade, urbains, agricoles, industriels, environnementaux, défense incendie…

Concernant l’eau potable, c’est la directive européenne relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine, dite Directive « eau potable », qui fixe la norme de potabilité et les seuils de concentration de certaines substances à respecter.

Sur le territoire du SAGE, la nappe de la molasse est généralement de qualité et donc potable, mais sur de nombreux puits et forages dans la plaine de Valence, des teneurs élevées en nitrates et en pesticides, supérieures à la norme de potabilité ont conduit à l’abandon ou à la mise en place de moyens de substitution (dilution des eaux à partir d’ouvrages molasse) pour une cinquantaine de captages d’eau potable.

Quelles sources de pollutions potentielles sur le périmètre du SAGE ?

Ils sont utilisés dans les jardins pour la lutte contre les mauvaises herbes ou contre les ravageurs des cultures, mais aussi à plus large échelle en agriculture. Sur les secteurs où les systèmes de grandes cultures et arboriculture dominent, les traitements phytosanitaires y sont plus fréquents. Ces produits phytosanitaires sont constitués de molécules organiques ou de synthèse qui sont susceptibles de se retrouver dans l’eau, et de s’y dégrader sous forme de « métabolites », tout aussi dangereux pour l’environnement et la santé.

Dans la plaine de Valence et de Romans, les systèmes dominants de grandes cultures (maïs, semences), de légumes de plein champ sont utilisateurs de ces produits naturels (fumiers) ou de synthèse. Les nitrates sont les molécules qui se retrouvent alors dans le sol pour être utilisées par les plantes pour leur croissance, ou bien elles sont lessivées par l’eau de pluie et contaminent les nappes ou les eaux de surfaces. Le taux en nitrate des eaux souterraines est fortement corrélé aux pratiques agricoles intensives utilisatrices d’intrants (engrais organiques ou minéraux).

Les effluents constituent l’ensemble des eaux usées qui sont évacuées. Les effluents peuvent être issus des activités d’élevage, des déjections animales. Les effluents d’élevage sont ainsi concentrés en nitrates, et ne sont pas systématiquement traités.

Concernant les eaux domestiques sur le SAGE, les effluents sont traités pour une bonne partie par 62 stations d’épuration (STEP), et pour l’autre partie par des systèmes d’assainissement non collectifs. Certaines installations déficientes sont potentiellement polluantes et impactantes pour le milieu naturel de par les rejets qu’elles occasionnent. Les eaux usées contiennent en effet des micro-organismes potentiellement pathogènes, des matières organiques, des matières azotées ou phosphorées pouvant être à l’origine d’un risque sanitaire significatif.

Le territoire du SAGE totalise 351 Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) dont près de 90% sont soumises à autorisation.  La majorité correspond à des industries et l’activité de certaines d’entre elles constituent des risques potentiels de pollution des masses d’eau du SAGE, en particulier des alluvions sur la plaine de Valence, la vallée du Rhône et la vallée de l’Isère. Les industries rejettent parfois leurs eaux usées dans des stations d’épuration.

Le territoire du SAGE présente aussi des sites pollués, c’est à dire des secteurs avec une pollution accidentelle ou diffuse susceptible de provoquer une nuisance ou risque pérenne pour les personnes ou l’environnement dont les eaux souterraines.

En ville, l’eau de pluie ruisselle et transporte des matières en suspension ou organiques, et ces apports peuvent provoquer une dégradation momentanée ou plus durable du milieu. Toutefois, à l’échelle du périmètre du SAGE, aucune structure ne contrôle ou ne bancarise la totalité des ouvrages de rejet d’eau pluviale.

Les déchets qui y sont entreposés peuvent libérer des éléments toxiques par accumulation, et elles présentent ainsi des risques potentiels pour la qualité des masses d’eau souterraines du SAGE.