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Modélisation
« Gérer durablement les ressources en eau », c’est adapter les usages et l’aménagement du territoire pour les préserver, tant en quantité qu’en qualité, et dans la perspective du changement climatique. Connaître le fonctionnement de la nappe de la molasse, et ses relations avec les autres masses d’eau souterraines et superficielles, est un préalable essentiel à la recherche d’un compromis entre prélèvements dans les ressources, vie de la faune et de la flore et préservation durable des ressources en eau.
L’étude de modélisation de la nappe s’est déroulée suivant ces étapes :
Ces données sont issues de 580 prélèvements, dont 100 prélèvements dans les cours d’eau, et de données sur 15 ans. Des mesures de niveau de nappe et de débit des cours d’eau ont été faites sur 400 points sur le territoire.
En fonction des données de terrain et de données bibliographiques dans des carrés de 200 m par 200 m sur le territoire.
Il s’agit de s’assurer que le modèle reproduise correctement les mesures réelles dans chaque maille. Les nouveaux volumes de prélèvements agricoles comptabilisés suite à la campagne de régularisation ont été intégrés en 2022. Le modèle a dû être recalé en conséquence.
Une fois le modèle calé, il permet de simuler des situations. Par exemple, une situation sans prélèvement a été simulée afin d’estimer les débits « naturels » des cours d’eau. Les simulations de l’arrêt de certains prélèvements dans la molasse ont montré qu’il existe des endroits où la nappe de la molasse contribue au débit des cours d’eau en période d’étiage, et d’autres endroits où elle a une influence moins marquée à l’étiage.
Le modèle a permis de faire varier les volumes prélevés jusqu’à trouver un juste équilibre pour le maintien d’un bon fonctionnement durable du cours d’eau et du bon état écologique. Ces volumes prélevables ont été déterminés en supposant un report de tous les prélèvements directs dans les cours d’eau à l’étiage, ceux-ci ayant le plus d’impacts sur le débit des cours d’eau à cette période de l’année.

C’est sur la base des volumes globaux proposés par la modélisation, que la CLE a défini des volumes prélevables par usage. Cette répartition a été faite sur la base des prélèvements réels sur les bassins versants en année moyenne. Tous les usages sont impactés à l’étiage : l’agriculture en premier lieu, mais aussi le développement du territoire d’une manière générale.